La péninsule de la Hague constitue la pointe située à l’extrême nord-ouest du Cotentin. La végétation et le relief en particulier permettent d’y distinguer 5 ambiances paysagères bien différentes. Ces paysages sont reconnus et protégés au niveau national.
A l’est, le littoral de Jean-François Millet.
Au-dessus d’un estran étroit, les falaises sont couvertes d’une végétation vigoureuse de grandes fougères, oscillant du vert au roux selon les saisons, et de prairies sur les hauteurs. Elles laissent apparaître quelques rochers, dont le Castel Vendon, immortalisé par Jean-François Millet.
Plage d’Urville-Nacqueville
Les roches du platier formées entre 650 et 540 Ma témoignent d’une déformation intense associée au déplacement vers le sud de toutes les roches de la zone côtière entre Cherbourg et la Baie de Quervière, lors de la formation de la chaîne varisque entre 360 et 300 Ma.
Panorama de Landemer
Le belvédère donne à voir les falaises de Gréville aux versants adoucis ; quant au village, il témoigne encore de l’essor du tourisme balnéaire à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle.
Parc du château de Nacqueville
Créé vers 1830 par un paysagiste anglais, il constitue un ravissant parc classé d’inspiration romantique, labellisé “Jardin remarquable »
Pointe d’Etimbert
Les conglomérats et arkoses du Cambrien (540 Ma), dont les galets sont étirés sont en contact faillé avec le socle icartien, conséquence de la tectonique varisque.
Maison natale de J.-F. Millet
Peintre à l’influence mondiale, J.-F. Millet est né le 4 octobre 1814 au hameau Gruchy, à Gréville-Hague dans La Hague, où sa maison natale se visite encore à ce jour.
Rocher du Castel Vendon
Rendu célèbre par Jean-François Millet, ce site est aussi un monument géologique, il s’agit d’un gneiss oeillé dont le granite originel est daté de 2.1 milliards d’années.
Au nord, une côte basse maillée de murets de pierre.
Ici, la violence des vents exclut la croissance des arbres. Les villages et hameaux sont accrochés à la falaise morte. L’horizontalité se prolonge ainsi depuis les villages jusqu’à la mer que parsèment îlots et écueils. D’autres éléments construits s’inscrivent encore : phare, sémaphore, ports, et bien sûr les murets qui, avec le bâti, affirment l’omniprésence de la pierre. Ponctué de son cortège de choux marins, le sentier littoral suit le cordon de galets le long de petites plages en croissants et de pointes rocheuses. T-elle une digue, à Goury, un cordon naturel de galets sépare des mares de terres de la mer et témoigne si les différents dispositifs d’observation et d’intervention en mer n’y suffisaient pas, de la force du Raz Blanchard au large.
Pointe de Jardeheu
Une des particularités du site de Jardeheu est la préservation exceptionnelle de plages perchées datant du précédent cycle interglaciaire (entre 115 000 et 130 000 ans). Il n’est pas rare d’y observer aussi des fous de Bassan.
Baie d’Ecuty
Lorsque la mer se retire, le platier rocheux de la Baie d’Ecuty présente une diversité de roches métamorphiques et magmatiques. Le granite rose en particulier donne sa couleur à la Baie. Daté de 570 Ma, il termine l’histoire Cadomienne.
Anse St Martin
Lors de certaines grandes marées, une ancienne tourbière avec ses troncs d’arbres fossiles peut être observée sur l’estran actuel de l’Anse Saint-Martin.
Jardin en hommage à Prévert
Il est l’œuvre de sa femme et de ses amis en hommage au poète disparu
La maison Prévert
La maison Jacques Prévert est la dernière demeure dans laquelle a habité l’artiste qui repose non loin dans le petit cimetière d’Omonville-la-Petite. Elle est ouverte aux visiteurs.
Port Racine
Souvent qualifié de plus petit port de France, c’est également un endroit emblématique de la géologie du quaternaire, car la falaise permet d’étudier les climats passés, mais également l’implantation de l’Homme.
Roche Gélétan
Selon la légende, ce rocher haut d’une dizaine de mètres serait un caillou que Gargantua aurait ôté de sa botte. Il est notamment connu en tant que site archéologique, occupé il y a 180- 200 000 ans par des Néandertaliens.
Cap de la Hague
Le platier rocheux offre de saisissants contrastes. On peut y observer de grands filons d’une roche sombre, la dolérite, qui recoupe les granites Cadomiens, mais aussi le grand gravelot, une espèce menacée à protéger.
Goury
Entre le Cap de la Hague et l’île anglo-normande d’Aurigny, se manifeste l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe : le raz Blanchard. Il a favorisé l’accumulation d’un cordon de galets emblématique de La Hague.
A l’Ouest, une côte aux falaises abruptes
D’aspect sauvage, cette côte aux hautes falaises, n’offre une vision continue du trait de côte qu’à partir du sentier des douaniers. Pelouses et landes rases à ajoncs et bruyères les recouvrent. S’y dessinent également, discrets, les motifs de la contrebande : des grandes « caches », dissimulées par la végétation ou fondues parmi les rochers dans des grottes accessibles qu’à marée basse ; des gabions édifiés par les douaniers eux-mêmes afin de se constituer un abri. Au cœur des villages, les caches domestiques, de petite dimension accueillaient également autrefois les produits destinés à une consommation familiale. Le plateau quant à lui est pâturé par des troupeaux de vaches allaitantes le plus fréquemment.
Belvédère de Laye
Offre un panorama saisissant sur la Baie d’Ecalgrain. Située entre deux Caps, la Pointe du Houpret au nord (armée par les conglomérats et arkoses du cambrien 540 à 485 millions d’années), et la côte soufflée au sud également résistante à l’érosion, la Baie a été creusée dans des roches tendres et plissés datant de l’Ordovicien et du Silurien (485 à 430 millions d’années).
La Baie d’Ecalgrain
Les falaises de la baie d’Ecalgrain présentent une remarquable séquence de heads ou coulées de solifluxion qui témoigne des variations climatiques au quaternaire. Quant à son platier, les alternances de grès et de schistes, témoignent de variations du niveau marin entre 540 et 430 Ma.
Panorama sur le Nez de Jobourg
Véritable éperon, long de plus de 200 m, c’est grâce à la diorite, plus résistante que le gneiss, qu’il a pu perdurer dans le temps, affrontant vents et marées. Le Nez de Jobourg est une réserve ornithologique, au sein de laquelle on retrouve notamment le Grand Corbeau.
Au sud-Ouest, l’Anse de Vauville.
Longue de 12 km, l’anse de Vauville se présente sous la forme d’un long cordon dunaire derrière lequel s’étend la réserve naturelle nationale de la mare de Vauville, puis des « clos » délimités par des murets. En arrière-plan, de vieilles croupes de grés au relief très arrondi et drapées de landes à ajoncs et bruyères laissent s’étendre à leurs pieds les villages. L’anse se prolonge au sud par le très vaste massif dunaire de La Hague. Ce massif dunaire, l’un des plus vieux d’Europe, offre un spectacle lunaire et unique de dunes perchées sur près de 700 hectares.
Treize Vents
Le panorama de Treize vents offre une vue largement ouverte sur toute l’anse de Vauville, vaste amphithéâtre entre le Nez de Jobourg au nord et le Cap de Flamanville au sud.
Herquemoulin
Des murs de heads constituent les falaises de toute la baie. Cet empilement de matériaux rocheux est un témoin de l’alternance de périodes glaciaires et interglaciaires qui ont régné sur le Nord Ouest de l’Europe pendant l’ère Quaternaire. À marée basse, le platier laisse apparaître les sédiments Cambrien et Ordovicien qui constituent ici le flanc nord du synclinal de Biville.
Les landes de Vauville
Elles abritent des espèces végétales particulières, liées à des conditions de sols pauvres et acides, et à un climat hyperocéanique : les ajoncs et les bruyères sont les plus emblématiques.
La carrière de Vauville
Les courants et les vagues ont laissé leurs empreintes sur cet ancien fond marin que la chaîne varisque formée entre 360 et 300 Millions d’années a ensuite basculé.
Les Pierres Pouquelées
Monument emblématique du néolithique, l’allée couverte de Vauville est située à environ 130 m d’altitude. Sépulture collective, elle a été érigée il y a environ 4 500 ans avant J.-C.
Le jardin botanique de Vauville
En plus d’une collection scientifique reconnue, il forme l’écrin original du Château de Vauville, joyau de l’architecture du Nord-Cotentin, dont la tour date du XIIème et les deux ailes de la seconde moitié du XVIIème siècle.
La mare de Vauville
Grande mare d’eau douce permanente d’environ 9 hectares, elle est classée en Réserve Naturelle Nationale depuis 1976, sur environ 60 hectares.
Le belvédère du Thôt
Panorama exceptionnel sur l’Anse de Vauville, le belvédère surplombe en particulier la mare et le village de Vauville.
Le calvaire des dunes
Accessible depuis un sentier depuis le bourg de Biville, il offre un panorama remarquable sur le vaste massif dunaire.
Les dunes de la Hague
Sur près de 700 hectares, les dunes de La Hague sont composées de dunes mobiles, de pelouses, de mares, et de boisements issus d’une plantation réalisée au début du XXe. s qu’il s’agit de contenir aujourd’hui pour préserver les pelouses.
A l’intérieur, un plateau bocager
Caractérisé par un parcellaire agricole dense, le plateau peut atteindre une altitude de 180 mètres, et offre presque continuellement, des perspectives sur la mer. Protégés des vents et soumis à des précipitations plus importantes, des arbres peuvent s’y développer : le hêtre et le frêne se mêlent au chêne pédonculé tandis que la strate arbustive voit se développer le sureau, et, toujours, le prunelier et l’épine blanche. Les haies de l’arrière-pays sont de hauteur plus importante que sur la côte, mais nombreuses sont celles à demeurer encore anémomorphosées. Les talus sont souvent renforcés par des murets de pierre, sur lesquels les arbres ont poussé. L’herbe et le labour se partagent l’espace agricole. Des bois se glissent dans les vallons. L’habitat dispersé caractéristique de La Hague et du nord Cotentin se révèle en outre seulement de près en raison des écrans bocagers. Les “chasses” ou chemins creux favorisent des ambiances intimistes. Les robustes maisons, fermes et manoirs solidement accrochés dans les replis du relief, où se mélangent des toits de schiste bleu, d’ardoise ou de tuiles traduisent dans ce tableau à l’aspect faussement sauvage, un paysage habité et secret.
Ludiver
Site culturel et pédagogique, le Planétarium Ludiver invite à découvrir en famille de façon ludique et interactive : l’astronomie, l’exploration spatiale, les sciences et l’environnement de la Terre.
Le Tourp, Maison de La Hague
Initier le public à la découverte de nos patrimoines, sensibiliser à la préservation de l’environnement, accueillir et accompagner le public dans sa visite de la Hague, telles sont les missions du Tourp.
Le Hague Dike
Marqueur identitaire important du territoire de la Hague, le Hague Dike est une fortification de terre datée de l’Âge du Bronze qui se prolonge à ses extrémités par la vallée d’Herquemoulin et la vallée de la Sabine. Elle permettait d’isoler la pointe de la péninsule des invasions du continent.
Clairefontaine
Le site expose les fronts de taille d’une ancienne carrière de poudingues et d’arkoses du Cambrien devenue aujourd’hui un espace de détente et de loisirs.
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